Dans le cadre de l'exposition ARTCITE 2011 Confrontations
L'association Fontenay aux arts expose du 3 au 22 octobre 2011, les dessins, peintures et collages de 4 artistes plasticiens.
Entrée Libre et gratuite du lundi au samedi de 14h à 18h (fermeture le mercredi)
Jean-Michel
Alberola (1953)
Né en 1953 en Algérie, Jean-Michel Alberola a fait ses
études à l'école des Beaux Arts de Marseille. Il vit et travaille à Paris. Il
montre pour la première fois ses travaux lors d'une exposition collective au
Salon de Toulon en 1975. Sa première exposition personnelle a eu lieu en 1982.
Depuis le début des années 80, il réunit dans son oeuvre, figuration,
abstraction et conceptualisme. Son travail a connu une percée internationale à
partir des expositions de Londres "New French Painting" (1983) et de
Paris à l'occasion du 10e anniversaire du Centre Georges Pompidou (1987). Dans son oeuvre, il mêle
citations, autobiographie, histoire de l'art et réflexions sur l'ensemble des
problématiques soulevées par la peinture ainsi que ses propres réminiscences
africaines. Une partie importante de son oeuvre se réfère à des thèmes
mythologiques et bibliques.
Julie Goger dit Chéri Crevure (1970)
1970 Naissance de Julie Goger à Strasbourg. « Mon
père était sans doute un étudiant en biologie venu du Togo, on ne s'est jamais
vu. » Formation autodidacte, proximité avec l'art brut, les arts premiers,
le chamanisme. Travail autour de la norme, du rituel, de la notion de
« disconformité ». Intérêt pour les neurosciences, la psychiatrie,
l'image mentale (souvenir, rêve, fantasme, hallucination...). Je travaille
actuellement dans un service de psychiatrie pour adulte.
J'ai toujours peint, écrit mais pendant longtemps
j'ai été dans le paradoxe du mobile (qui bouge mais n'avance pas). « Quitter l'impasse du bonheur fixe »
Se remettre en mouvement, s'arracher poursuivre un voyage psychique...« La jubilation féroce de la
peinture ». Pour moi, la peinture a toujours été d'abord une affaire de
motricité.
2007 Naissance de « Chéri Crevure ». Julie
Goger est une surface, Chéri Crevure est un espace...
Yvan Hucher (1970)
À un ami,
Yvan
Hucher se nomme peintre de l'inconscient.
Dans ses
peintures que croyons nous voir ? Notre œil verra ce que le regard d'Yvan
a vu, ou a cru voir.
Il est
plus juste de dire qu'il peint ce que sa subjectivité lui inspire. Il peint ce
qui ne peut être photographié.
Chaque
toile exprime une part d'intimité du peintre, avec ses peurs, ses angoisses,
ses joies, ses rêves. Le peintre est un artiste libre et singulier.
Chaque
touche du pinceau est une écriture qui trace un parcours unique coloré et
dynamique. Les tableaux sont vivants.
Le coup
de patte de l'artiste est l'expression de son imaginaire sans cesse animé par
le désir. Un désir de jouissance, créer du lien, de la communication avec le
visiteur. Le génie d'Yvan Hucher est cette articulation d'idées qui laisse
à chacun l'impression de découvrir la vérité que le peintre a souhaité lui
déposer, celle qui l'aide à se construire, alors qu'il est face à la sienne au
moment où il découvre l'œuvre.
Et le
réel dans tout ça ? Ne le cherchez pas. Vous y êtes confronté à l'instant
où la contingence de votre rencontre avec la peinture vous a fait vaciller.
A
l'instant où vous vous attardez devant telle peinture plutôt que devant telle
autre ou que vous dites, celle-ci m'inspire, me plaît, me parle.....
Et si
vous êtes resté quelques instants pour vous imprégner de l'ambiance de cette
exposition, et bien osez dire à Yvan Hucher que vous appréciez son travail et
le coût de votre achat sera le prix que votre sensibilité lui aura attribué.
Yvette Renault
Michel Goudet, Découpageur et collagiste
CONFRONTATION À...
Le visiteur qui
découvre le travail de Michel Goudet se trouve soudain confronté à des formes
qu'il reconnaît pour du corps mais qui, pourtant, ne sont ni des membres, ni des
organes, ni des parties clairement identifiables.
Choc! À la
tête, au ventre, face à ces découpures organiques dénuées de sens, parfaitement
étranges et pourtant empreintes d'une troublante familiarité.
Choc! Car ce
que le visiteur découvre là n'est en fait qu'un reflet de lui-même, la
représentation quasi photographique de ce qui reste vivant encore en nous au
bord du néant de l'âme qu'organise la technologie.
Choc! Car cette
pauvre organicité qui nous tient lieu d'existence, de conscience de soi, cette
vision éclatée, morcelée de notre être est aussi la représentation du corps
social contemporain où chacun se façonne à sa guise, se juge auto-suffisant et
se refuse à tisser avec les autres des liens vitaux qu'il estime trop
encombrants, à l'instar de la cellule cancéreuse qui se croit libre, pense
pouvoir s'affranchir de la règle commune et qui, n'obéissant plus aux lois de
l'organisme qui l'abrite, le condamne à mort et par conséquent se condamne
elle-même.