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TRIP AFRIK exposition William Wilson, Ernest Dükü, Georges Ouanounou, Thomas Ivernel, Philippe Rillon, Wissem El Abed, Chéri Crevure, Eddy Saint-Martin, Christophe 

 
Communiqué de presse

 

Galerie 96 Exposition TRIP'AFRIK  19 mars au 19 avril 2010 -> les artistes  

 

« Voyager en Afrique » peut s'envisager de n'importe où. Là où çà s'exprime. Là où il se passe quelque chose de fort, de puissant, quelque chose qui nous met en mouvement, qui nous anime. Là où on désire.

J'ai souhaité réunir, dans cette exposition, le travail et la sensibilité de 9 plasticiens pour qui l'Afrique se vit, se parcourt intérieurement. Qu'ils en soient issus directement ou non, ils ont, selon moi, pour point commun, d'entreprendre ce voyage intérieur qui les conduit aux tréfonds de l'expression. Je pose résolument comme hypothèse que lorsque nous « creusons » notre expression nous arrivons nécessairement en terre africaine, Notre terre, Notre histoire, Notre origine. Et cette régression, au sens psychanalytique du terme, est nécessaire et salutaire, à l'artiste comme sans doute à l'être humain. Elle interroge, elle relie, elle donne du sens.  Outre son travail d'inspiration africaine, Picasso n'exprimait-il pas très clairement, c'est-à-dire avec des mots, son désir de parvenir à dessiner comme un enfant ? Picasso exigeait de lui cette régression car il savait que là, résidait sa force d'expression, sa source d'inspiration artistique et peut-être simplement d'être humain. Point de concept, point de « construction mentale », point de justification à notre très naturel désir d'expression, au vivant,  à ce qui atteste de notre existence, de notre présence au monde. Du vécu, du ressenti, du cœur, des tripes, bref une respiration ! Accepterons-nous alors de vivre pleinement notre humanité ? Valérie Gérablie

Pour illustrer mon propos, voici quelques textes recueillis :

Henri Rousseau, explorateur (dit le Douanier Rousseau 1844-1910)

2010 « BÂLE - Il a peint la jungle sans y avoir jamais mis les pieds. Ses images de forêts impénétrables, peuplées de tigres et de serpents, ont été construites à la manière de collages. Douanier parisien de son métier, Henri Rousseau y juxtaposait des motifs qu'il avait vus en images, entendus dans des conversations ou simplement imaginés. Cette manière de procéder en s'affranchissant des règles de la représentation et de la réalité a fasciné les surréalistes, Kandinsky et Picasso : elle finissait par créer une vérité encore plus durable, qui s'est inscrite dans notre mémoire. (...) ».

Picasso et l'Afrique

2006 Evénement à Johannesburg et Cape Town : une exposition, "Picasso et l'Afrique", dévoile les liens entretenus par le maître Picasso avec le continent africain. (...)

Voici le texte de Laurence Madeline, commissaire de l'exposition et conservateur au musée Picasso, paru dans le numéro 19 de Rézo international (hiver 2006).

« Picasso n'aimait pas voyager : il n'aurait jamais mis les pieds sur le continent africain. Son Afrique était ailleurs : chez lui, dans son atelier, chez ses amis artistes, marchands, collectionneurs ou même ethnologues, dans les vitrines du Musée du Trocadéro à Paris ou sur les quais du port de Marseille...

Picasso affirmait aussi qu'il ne connaissait pas l'Afrique. Mais l'Afrique connaît-elle Picasso ?

Ainsi se pose, dans cette confrontation de deux continents - le "continent Picasso" et le "continent Afrique" - le double enjeu de cette exposition. Montrer Picasso à l'Afrique. Montrer que Picasso, voyageur immobile aux yeux immensément ouverts, connaissait l'Afrique. (...)

La seconde entrée révèle les moments où Picasso a placé sa création sous le signe de l'art africain. De la réalisation des Demoiselles d'Avignon de 1907 qui fait surgir sur le corps d'une femme un masque sauvage à celle de sculptures, de 1930 ou de 1950, mélangeant les techniques, les matériaux.

Les deux itinéraires se croisent pourtant, car l'art de Picasso est si complexe que l'on ne peut jamais voir qu'une seule influence dans son œuvre. Quand il semble "primitif", il conserve toujours en mémoire le modèle classique de l'Antiquité, de la peinture des musées espagnols ou parisiens. De même que, lorsqu'il peint une odalisque langoureuse, il vient peut-être de tailler une figure de bois dont la technique et la pose rappellent, bien sûr, telle ou telle sculpture africaine.

Picasso est un continent, aussi vaste, mystérieux, riche et contrasté que le continent Afrique.

Jackson Pollock et le chamanisme

À l'automne 2008, la Pinacothèque de Paris présente pour la première fois à Paris depuis 26 ans, un ensemble exceptionnel d'œuvres du peintre expressionniste abstrait Jackson Pollock inspiré par le chamanisme amérindien. (...).

La fascination éprouvée par Pollock pour l'art amérindien et ses rituels, ainsi que leur influence sur son travail n'ont jamais été véritablement étudiées. L'exposition a l'intention de se pencher sur cette question essentielle. Elle montre l'idée que Pollock se faisait de l'inconscient comme illustration des rituels indiens et du chamanisme. Avec des dessins et tableaux importants puisés dans son travail abstrait et semi abstrait, elle sera la première à illustrer ses images et ses formes en les comparant à l'imagination chamanique, dont on ne connaît pas grand-chose, tout en admettant son existence.

Nous savons depuis longtemps que Pollock fut attiré, comme les surréalistes, par tout ce qui relevait de l'inconscient. (...) Il est sans doute celui qui est allé le plus loin dans cette recherche.

Il est généralement considéré que Jackson Pollock voyait les origines de l'art dans les sources de l'inconscient. Pourtant Pollock lui-même, tout en l'ayant souvent répété, n'a cependant jamais donné d'explication sur ce qui relevait de l'inconscient.

Depuis les années cinquante, grâce à la première vague des interprètes de son travail, il est convenu de penser que son art découlait de son psychisme propre. (...) Il est maintenant considéré que cette approche très Freudienne ne voyait l'art de Pollock qu'au travers de ces seuls rêves et fantasmes quotidiens, ses problèmes et ses douleurs. (...). Pollock a suivi à cette époque une thérapie Jungienne pendant quatre ans. (...) Cependant, une autre idée s'impose désormais qui permet d'aller au-delà de cette interprétation. Pendant les années 30 et 40, l'inconscient était considéré comme une pensée relevant du réflexe "primitif ", c'est-à-dire, une conscience telle qu'il était possible encore de la trouver dans les peuples non-européens.

Pollock était, à ce titre, particulièrement attiré par cette idée notamment sous l'impulsion de son ami, l'artiste John Graham, un émigré russe qui combinait l'art de Picasso avec celui du "primitivisme " et de l'inconscient.

 

Exposition d'Art Contemporain - Ateliers Arts Plastiques - Atelier Théatre
Fontenay aux Arts, 48 bis rue Dalayrac 94120 Fontenay sous bois Tél. : 06 60 96 13 92

 

 



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